abû-3aQîL
01/05/2003, 11h54
assalamou'aileikoum
La vision pieuse pendant le sommeil fut le premier [signe] de la Révélation chez le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) : chaque vision [trouvait sa réalisation effective] comme la clarté de l'aurore. Après cela, il aima la retraite. Il l'observait dans la grotte de Hirâ où il se livrait au tahanuth - c'est-à-dire à des actes d'adoration - durant plusieurs nuits avant de retourner chez lui pour ce munir à cet effet de provisions. Après quoi, il revenait vers Khadîdja pour prendre d'autres provisions pour la même raison, et ce jusqu'à ce que vînt à la lui Vérité alors qu'il se trouvait dans la grotte de Hirâ. L'ange [de la Révélation] se présenta alors devant lui en disant : « Lis - je ne sais pas lire, répondit [le Prophète] ». Sur ce, dit-il, il [l'ange] me pressa en m'étouffant jusqu'aux limites de [mes] forces puis me lâcha en disant : « Lis - je ne sais pas lire, dis-je [de nouveau] ». Il me pressa une deuxième fois jusqu'aux limites de l'étouffement puis me lâcha : « Lis ! me dit-il ». - Je ne sais pas lire, répliquai-je. Pour la troisième fois il me saisit jusqu'à l'étouffement, me lâcha et dit : « Lis au nom de ton Seigneur qui a crée, crée l'homme d'une adhérence ; lis, et ton Seigneur est le Très-Généreux » [1].
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) revint chez lui avec ces versets, le cœur palpitant ; il entra chez Khadîdja bint Khouwaylid (Radhiallâhu 'anha) et s'exclama : « Enveloppez-moi, enveloppez-moi ». On l'enveloppa jusqu'à ce que son effroi se dissipe. Il annonça alors la nouvelle à Khadîdja, lui disant : « j'ai cru que j'en mourrais ! » Khadîdja répondit : « Non, par Allâh, jamais Allâh ne t'infligera d'affront ; tu préserves les liens de parenté, tu soutiens les faibles, tu donnes aux pauvres, tu héberges les hôtes, et tu aides à parer les coups du sort. » Khadîdja emmena alors le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) chez Waraqa Ibn Nawfal Ibn Asad Ibn 'Abd al-'Ouzzâ, un cousin à elle. C'était l'homme qui avait embrassé le christianisme à l'époque pré-islamique. Il savait écrire l'écriture hébraïque, et écrivait en hébreu ce qu'Allâh avait voulu qu'il écrive l'Evangile. C'était un vieillard âgé, devenu aveugle. Khadîdja lui dit : « Mon cousin, écoute le fils de ton père. » Waraqa lui demanda : « Qu'as-tu, fils de mon frère ? » Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui raconta ce qu'il avait vu. Waraqa lui dit alors : « Cet ange est celui qu'Allâh a envoyé à Mussa. Que ne suis-je jeune et vigoureux ! Comme je voudrais être encore en vie, quand ton peuple te chassera ! » Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) demanda : « Mon peuple va-t-il donc me chasser ? » Il lui répondit : « Oui, jamais un homme n'a apporté ce que tu apportes sans être persécuté. Si je vis encore ce jour là, je t'aiderai de toutes mes forces. » Waraqa mourut peu après, et la Révélation marqua une pause. » [2]
Nous voyons comment Khadîdja, la mère des Croyants, a raffermi le cœur du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) par des paroles montrant son intelligence et comment elle conclut à la véracité de sa vision en s'appuyant sur les circonstances, des paroles empreintes d'affection et de respect. Puis elle s'efforce de s'enquérir de la nouvelle religion auprès d'un homme âgé digne de foi, et est ensuite la première à croire à Allâh Seul et Unique. L'attitude perspicace et intelligente de Khadîdja (radhiallahu 'anha) nous rappelle celle d'une autre femme qui était encore secrète. Cette femme prenait toutes les précautions possibles face à la société qui rejetait sa religion. Sa prudence se distingue par la perspicacité et la ruse, visant à protéger ses compagnons en position de faiblesse : Abû Bakr, accompagné des Musulmans [trente-huit hommes], avait fait un discours dans le temple des Quraychites près de la Ka'aba ; ces derniers le frappèrent violemment, et on le transporta chez lui. Lorsqu'il revint à lui, il demanda : « Qu'est-il arrivé à l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) ? » Sa mère lui répondit : « Par Allâh, je ne sais rien de tes compagnons. » Il lui dit : « Va chez Oumm Jamîl bint Khattâb et demande-lui ce qu'il en est. » Elle se rendit donc chez Oumm Jamîl et lui dit : « Abû Bakr te demande des nouvelles de Muhammad Ibn 'Abd Allâh ». Elle répondit : « Je ne connais ni Abû Bakr, ni Muhammad Ibn 'Abd Allâh, mais si tu le souhaites je peux t'accompagner. » La mère d'Abû Bakr répondit : « Oui. ». Elle l'accompagna, et trouva Abû Bakr gisant à moitié mort ; s'approchant de lui, elle lui dit : « Ceux qui t'on fait cela ne sont que des criminels et des mécréants, et j'espère qu'Allâh te vengera. » Abû Bakr répondit : « Qu'est-il advenu de l'Envoyé d'Allâh ? » - ta mère nous entend, dit-elle. - Ne crains rien d'elle, répondit-il. » Elle dit alors : « Il est sain et sauf. - Où est-il ? Demanda-t-il. - Chez al-Arqam Ibn Abî al-Arqam, répondit-elle. - Je jure devant Allâh, dit-il, de ne rien manger et de ne rien boire, tant que je serai pas allé trouver le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). » Elles le firent attendre jusqu'à ce que le soutenant, auprès du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) l'accueillit avec empressement et l'embrassa, et les Musulmans se pressèrent de lui. [3]
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La vision pieuse pendant le sommeil fut le premier [signe] de la Révélation chez le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) : chaque vision [trouvait sa réalisation effective] comme la clarté de l'aurore. Après cela, il aima la retraite. Il l'observait dans la grotte de Hirâ où il se livrait au tahanuth - c'est-à-dire à des actes d'adoration - durant plusieurs nuits avant de retourner chez lui pour ce munir à cet effet de provisions. Après quoi, il revenait vers Khadîdja pour prendre d'autres provisions pour la même raison, et ce jusqu'à ce que vînt à la lui Vérité alors qu'il se trouvait dans la grotte de Hirâ. L'ange [de la Révélation] se présenta alors devant lui en disant : « Lis - je ne sais pas lire, répondit [le Prophète] ». Sur ce, dit-il, il [l'ange] me pressa en m'étouffant jusqu'aux limites de [mes] forces puis me lâcha en disant : « Lis - je ne sais pas lire, dis-je [de nouveau] ». Il me pressa une deuxième fois jusqu'aux limites de l'étouffement puis me lâcha : « Lis ! me dit-il ». - Je ne sais pas lire, répliquai-je. Pour la troisième fois il me saisit jusqu'à l'étouffement, me lâcha et dit : « Lis au nom de ton Seigneur qui a crée, crée l'homme d'une adhérence ; lis, et ton Seigneur est le Très-Généreux » [1].
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) revint chez lui avec ces versets, le cœur palpitant ; il entra chez Khadîdja bint Khouwaylid (Radhiallâhu 'anha) et s'exclama : « Enveloppez-moi, enveloppez-moi ». On l'enveloppa jusqu'à ce que son effroi se dissipe. Il annonça alors la nouvelle à Khadîdja, lui disant : « j'ai cru que j'en mourrais ! » Khadîdja répondit : « Non, par Allâh, jamais Allâh ne t'infligera d'affront ; tu préserves les liens de parenté, tu soutiens les faibles, tu donnes aux pauvres, tu héberges les hôtes, et tu aides à parer les coups du sort. » Khadîdja emmena alors le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) chez Waraqa Ibn Nawfal Ibn Asad Ibn 'Abd al-'Ouzzâ, un cousin à elle. C'était l'homme qui avait embrassé le christianisme à l'époque pré-islamique. Il savait écrire l'écriture hébraïque, et écrivait en hébreu ce qu'Allâh avait voulu qu'il écrive l'Evangile. C'était un vieillard âgé, devenu aveugle. Khadîdja lui dit : « Mon cousin, écoute le fils de ton père. » Waraqa lui demanda : « Qu'as-tu, fils de mon frère ? » Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui raconta ce qu'il avait vu. Waraqa lui dit alors : « Cet ange est celui qu'Allâh a envoyé à Mussa. Que ne suis-je jeune et vigoureux ! Comme je voudrais être encore en vie, quand ton peuple te chassera ! » Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) demanda : « Mon peuple va-t-il donc me chasser ? » Il lui répondit : « Oui, jamais un homme n'a apporté ce que tu apportes sans être persécuté. Si je vis encore ce jour là, je t'aiderai de toutes mes forces. » Waraqa mourut peu après, et la Révélation marqua une pause. » [2]
Nous voyons comment Khadîdja, la mère des Croyants, a raffermi le cœur du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) par des paroles montrant son intelligence et comment elle conclut à la véracité de sa vision en s'appuyant sur les circonstances, des paroles empreintes d'affection et de respect. Puis elle s'efforce de s'enquérir de la nouvelle religion auprès d'un homme âgé digne de foi, et est ensuite la première à croire à Allâh Seul et Unique. L'attitude perspicace et intelligente de Khadîdja (radhiallahu 'anha) nous rappelle celle d'une autre femme qui était encore secrète. Cette femme prenait toutes les précautions possibles face à la société qui rejetait sa religion. Sa prudence se distingue par la perspicacité et la ruse, visant à protéger ses compagnons en position de faiblesse : Abû Bakr, accompagné des Musulmans [trente-huit hommes], avait fait un discours dans le temple des Quraychites près de la Ka'aba ; ces derniers le frappèrent violemment, et on le transporta chez lui. Lorsqu'il revint à lui, il demanda : « Qu'est-il arrivé à l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) ? » Sa mère lui répondit : « Par Allâh, je ne sais rien de tes compagnons. » Il lui dit : « Va chez Oumm Jamîl bint Khattâb et demande-lui ce qu'il en est. » Elle se rendit donc chez Oumm Jamîl et lui dit : « Abû Bakr te demande des nouvelles de Muhammad Ibn 'Abd Allâh ». Elle répondit : « Je ne connais ni Abû Bakr, ni Muhammad Ibn 'Abd Allâh, mais si tu le souhaites je peux t'accompagner. » La mère d'Abû Bakr répondit : « Oui. ». Elle l'accompagna, et trouva Abû Bakr gisant à moitié mort ; s'approchant de lui, elle lui dit : « Ceux qui t'on fait cela ne sont que des criminels et des mécréants, et j'espère qu'Allâh te vengera. » Abû Bakr répondit : « Qu'est-il advenu de l'Envoyé d'Allâh ? » - ta mère nous entend, dit-elle. - Ne crains rien d'elle, répondit-il. » Elle dit alors : « Il est sain et sauf. - Où est-il ? Demanda-t-il. - Chez al-Arqam Ibn Abî al-Arqam, répondit-elle. - Je jure devant Allâh, dit-il, de ne rien manger et de ne rien boire, tant que je serai pas allé trouver le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). » Elles le firent attendre jusqu'à ce que le soutenant, auprès du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) l'accueillit avec empressement et l'embrassa, et les Musulmans se pressèrent de lui. [3]
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