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Voir la version complète : L’oreiller et la natte de notre bien-aimé...


A. Luqman
11/11/2003, 15h58
:bismi:

Il a été rapporté d’après ‘Âichah [radiya-l-lâhu ‘anhâ] que l’oreiller sur lequel le Prophète [sallâ-l-lâhu ‘alayhi wa sallam] s’appuyait pour dormir était en cuir bourré d’écorces. (Rapporté par Abû Dâwûd et Ahmad et cité dans : « sahîh al-djâmi’. », n° 4714).

D’après Ibn Abbas [radiya-l-lâhu ‘anhu] ‘Umar Ibn Al-Khattâb [radiya-l-lâhu ‘anhu] était entré chez le Prophète [sallâ-l-lâhu ‘alayhi wa sallam] et le trouvait assis sur une natte qui avait laissé des traces sur son noble flanc et lui avait dit :
- « Ô Prophète d’Allâh, ne peux-tu pas te trouver une natte plus souple que ça ? »
- « Qu’est ce que j’ai à faire de la vie d’ici-bas ? Par rapport à elle, je ne suis que comme une personne qui voyage à dos d’une monture au cours d’un jour d’été et qui se réfugie un moment sous l’ombre d’un arbre, s’y repose (brièvement) puis le quitte. »(Rapporté par Ahmad et Al-Hâkim, cité dans : « sahîh al-djâmi’. », n° 5545).

ayyub abu maryam min romainville
24/02/2004, 22h27
:bis:
wa 'alaykoum salam wa rahmatullahi wa barakatuh

Et je rajoute à cela, (ya akhi rahimakallah) ceci, tiré d'un long Hadith des sahihayn (Muslim 2704, wa Al Bukhary 87, Ahmad et At tirmidhi) :

(J'entrai ('Umar radhiya Allahu 'anhu) chez l'Envoyé d'Allah :saws: et le trouvai étendu sur une natte. Je m'assis et lui de se couvrir de son ‘izâr qu’il portait seulement. :icon_arro Je vis alors les traces de la natte dessinées sur son flanc. Je regardai dans la chambre de l'Envoyé d'Allah :saws: et ne trouvai qu'une poignée d'orge et une autre d'acacia blond (servant au tannage), ainsi qu'une peau suspendue qui n'a pas encore été tannée. A cette scène, je ne puis pas retenir mes larmes.

Pourquoi pleures-tu, ô Ibn Al-Khattâb ?, demanda le Prophète :saws:.
Je répondis: O Prophète d'Allah! Et comment ne pas pleurer en voyant les traces qu'a laissée la natte sur ton flanc et ce belvédère qui ne contient presque rien. Comment ne pas pleurer en comparant ta situation - toi l'Envoyé d'Allah et Son élite, dans ta petite chambre - à celle de Qayçar (César) et Kisrâ (Cosroès) qui jouissent des fruits et des ruisseaux ?

- O Ibn Al-Khattâb, répliqua le Prophète, ne consens-tu pas que nous aurons la vie future et qu’ils ont ce bas monde ?

- Si dis-je.

Ya ikhwan, ne sommes-nous pas comparables à Qayçar wa Kisrâ ? Qu'Allah nous pardonne et nous rapproche des ascètes et des pieux qui se contentaient du minimum.
Ô mes soeurs, que ce dhikr soit aussi pour vous car rasul :saws: est "uswatu hassana" li nnassi ajma'in (un bon modèle pour tout le monde)